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Le couple arbre et champignon

jeudi 2 octobre 2014, par Magda

la foretSans arbres pas de champignon et, parfois, sans champignons pas d’arbres. Arbre et champignon forment un véritable couple! On parle ici bien sûr des champignons que l’on aime cueillir, avec précaution dans les sous-bois à l’occasion de grandes balades bucoliques et gourmandes, pas d’autres organismes moins ragoûtants. Décryptage.

 

 

 

 

 

Les champignons dont nous nous régalons, pied et chapeau, ne sont que la fructification d’un vaste réseau souterrain, le mycélium, et ne représentent que 1% de l’ensemble. Loin de notre regard, des choses se passent. La relation entre l’arbre et le champignon est l’une des plus intimes qui soient. Un domaine passionnant étudié notamment dans l’unité Interactions arbres-microorganismes (IAM) de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Nancy. Cette relation est de trois types : saprophyte, parasite ou symbiotique.

 

 

 

un champignon

Malgré leur nom qui pourrait laisser penser qu’ils sont bassement intéressés, les champignons saprophytes (ou saprotrophes, mais c’est moins joli) jouent un rôle capital dans le développement des forêts. Ils ont en effet la capacité de décomposer les matières mortes, végétales (feuilles et bois brûlé) et animales (cadavres et excréments), renouvelant ainsi l’humus. Le champignon de Paris est par exemple de ceux-là. On citera aussi le Pied-bleu, saprophyte du sapin, ou la morille ronde, fréquemment associée au frêne.

 

 

 

SYMPATHIQUES SYMBIOTIQUES

 

Les parasites sont moins sympathiques puisqu’ils vivent aux dépens de leur hôte, généralement jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est le cas de l’armillaire couleur de miel, qui prospère sur les conifères, mais aussi la vigne et les arbres fruitiers. La langue de bœuf s’attaque elle aux châtaigniers et aux chênes, tandis que le sparassis crépu menace les pins.

 

 

 

many mushroom in autumn forest

Quand aux champignons symbiotiques (ou mycorhiziens), ils vivent heureux auprès de leur arbre. Ils s’épanouissent dans un échange gagnant-gagnant, le champignon se nourrissant de glucose (sucre) fabriqué par la plante, lui offrant en retour de l’eau, des sels minéraux et une service de protection rapprochée contre les parasites.

 

 

 

 

 

C’est la belle histoire du cèpe de Bordeaux avec l’épicéa en montagne, du lactaire délicieux (le préféré du chef Hervé Rodriguez) avec les pins, du bolet orangé avec le bouleau et le tremble, ou encore de la chanterelle, du pied de mouton et de la russule charbonnière, qui craquent indifféremment pour les feuillus ou les conifères.

 

 

Pour en savoir plus, je vous recommande chaudement la rubrique Champignons du site très complet de l’Office national des forêts (ONF).

Magda

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