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La Turquie appuie sur le champignon

jeudi 25 septembre 2014, par Magda

akyazi-trabzon am schwarzen meerBénéficiant de conditions idéales, les champignons représentent une ressource importante en Turquie, par la culture dans le sud, par la cueillette au bord de la Mer Noire. Voyage au pays des Morilles.

 

 

En Turquie, la forêt est un sujet sérieux. Fondé dès 1839, l’Orman Genel Mudurlugu (OGM), service forestier de l’état turc, agit pour la préservation de ce patrimoine naturel, notamment au travers d’un programme de Réserve de biosphère, dans le nord-est du pays. Là-bas, hêtres, chênes, charmes, châtaigniers, frênes, érables, s’épanouissent à moyenne altitude, tandis que les pins, l’épinette, le sapin, le cèdre, et le genévrier, s’accrochent aux rochers, avec vue sur la Mer Noire.

 

Rock formations in Cappadocia TurkeyC’est dire si les champignons sont à l’aise en Turquie, dans cette région en particulier. À l’ombre des sous-bois, on y trouve notamment parmi les meilleures morilles (kuzu göbe?i mantar? en turc) du monde. Mais pas seulement, puisqu’y prospèrent, entre autres, des cèpes de Bordeaux (ay? mantar? ou çörek mantar?), des girolles (yumurta mantar?), des clavaires chou-fleur (gelin t?rna?? kirmiti), différents types de lactaires et des tricholomes pieds bleus (mavi cincile ou mor mantar).

 

70 TONNES DE CHAMPIGNONS PAR JOUR EN TURQUIE

Au sud du pays, la ville de Korkuteli et ses alentours font office de locomotive.  En 2013, quelques 1 500 entreprises spécialisées produisaient 70 tonnes de champignons par jour, de quoi couvrir 60 à 70% de la consommation nationale. Dans cette zone du district d’Antalya, 40% des habitants tirent leurs ressources de la culture du champignon, qui mérite bien son surnom d’« or blanc ».

 

 

buchtEn ce qui concerne les champignons sauvages, ce sont les populations de l’est de la Mer Noire qui devraient tirer leur épingle du jeu dans les années à venir. L’économie de leur terre fertile, arrosée de pluies fréquentes, repose aujourd’hui largement sur le thé et les noisettes. Mais les locaux perpétuent aussi le savoir-faire de la cueillette, pour leur consommation personnelle (voir la recette des champignons à la turque) mais surtout pour le commerce. Il en va de même des régions proches de la Mer Egée et de la Mer de Marmara.

 

Premiers garants de la préservation de leur environnement, les locaux vont certainement, dans les années qui viennent, développer leur activité presque aussi vite qu’un champignon sort de terre.

Magda

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