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Le salut par les champignons

mardi 4 novembre 2014, par Magda

Les champignons pourront-ils sauver le monde ? Cette question, les cinéastes Thomas Sipp et Anne Rizzo se la posent dans un documentaire diffusé en octobre 2013 sur Arte, et qui reste d’actualité. Explications.

 

À la base des recherches sur le pouvoir des champignons, il y a un constat simple : ils colonisent la terre depuis des centaines de millions d’années, ont survécu aux grandes glaciations, aux vagues d’extinctions des espèces, et même à l’arrivée des humains. C’est dire s’ils sont résistants et, pourquoi pas, dotés d’une forme d’intelligence singulière. Mark Fricker, biologiste à l’Université d’Oxford, le pense. En déposant des flocons d’avoine auxquels il a inoculé une moisissure, Physarum Polycephalum, sur une carte du Royaume Uni, sur des points correspondants à quelques grandes villes, il a recréé le réseau ferroviaire britannique. Avec des variantes susceptibles d’inspirer les ingénieurs pour atteindre une meilleure fluidité.

 

Cette capacité à construire des réseaux parfois gigantesques, propre au mycélium, partie immergée des champignons (qui n’en sont que les fruits), donne lieu à bien d’autres expériences concrètes. Ainsi, dans le cadre du projet de Grande Muraille Verte, les champignons sont utilisés pour repousser l’avancée du désert, de Dakar à Djibouti. Des jujubiers mycorhizés au Glomus aggregatum sont plantés avec des chances certaines de croître et prospérer, dans un échange gagnant entre la plante, qui apporte le sucre, l’énergie, et le champignon, qui lui rend l’eau et les sels minéraux (comme je vous l’expliquais dans un précédent article : « Le couple arbre et champignon »).

 
 

SYMBIOSE ET DÉCOMPOSITIOn

 
 

La symbiose mycorhizienne, Guillaume Bécard, enseignant-chercheur du Laboratoire de recherche en sciences végétales de Toulouse, en a fait sa spécialité. Il a notamment identifié les « facteurs Myc », signaux symbiotiques envoyés par le mycélium et capables de stimuler la formation de racines. A l’instar de ce qui se fait pour la Grande Muraille Verte, il prône la réintroduction des champignons symbiotiques dans les cultures pour limiter les traitements. Dans le même esprit de préservation de la planète, le mycologue américain Paul Stamets a mis au point une technique de dépollution des sols, la mycoremédiation, qui s’appuie sur le pouvoir des champignons de décomposer les matières organiques. En 2012, des chercheurs américains ont d’ailleurs découvert que Pestalotiopsis microspora, un champignon amazonien, possédait un fort potentiel de dégradation du polyuréthane;

 

La réponse à la question posée par le documentaire de Thomas Sipp et Anne Rizzo, pourrait bien être « oui ». Pour en savoir plus, je vous invite à visionner leur film, disponible ici.

Magda

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